Type de peinture suivant mode de formation

Page d’accueil

Fabrication d’une peinture


CARACTERISTIQUES RECHERCHEES POUR UNE PEINTURE.
---

1°)   CARACTERISTIQUES PHYSIQUES.

 

1°)    Densité.
La densité est nécessaire au contrôle de fabrication à la vente au litre.

2°)   Viscosité.
La viscosité coupe FORD, mesure la vitesse d’écoulement d’un volume de liquide donné au travers d’un orifice calibré.

On distingue :
§         La viscosité des pâtes de broyage, qui détermine les conditions d’un broyage efficace :
§         La viscosité de livraison, qui doit être constante pour permettre à l’utilisateur de régler sa dilution :
§         La viscosité d’emploi, qui après adjonction d’un diluant doit permettre une bonne application et donner un bon étalement et un bon aspect du film.
La thixotropie caractérise un produit très visqueux, qui se liquéfie par agitation énergique, pour reprendre au repos sa structure initiale.

3°)    Finesse de broyage.

Le broyage apporte l’énergie nécessaire au mouillage des pigments. Un pigment n’est pas broyé au sens propre du terme. Les pigments se présentent comme des poudres plus ou moins agglomérées qui sont réduites à leur état initial au cours du broyage.
On mesure alors la taille des particules et agrégats résiduels à l’aide d’une jauge.
Une laque est plus finement broyée conditionne le brillant, le pouvoir couvrant, la résistance à la sédimentation, le pouvoir colorant…

4°)    Résistance à la sédimentation.

Aptitude des particules solides d’une peinture à rester en suspension dans le vernis.
En fait, il faut éviter le massage (dépôt dur au fond des boîtes), et une sédimentation hétérogène ne concernant qu’un pigment.
Il faut toujours agiter une peinture avant l’emploi, car sans parler de sédimentation proprement dite, une légère décantation peut s’être produite au stockage : Phase légère peu pigmentée en surface, phase dense très pigmentée au fond, avec dans certains cas pour des peintures très pigmentées (apprêts) un sédiment mou facile à remettre en suspension.
Ne pas oublier qu’une peinture peut être définie comme une suspension stable de particules denses (2,5 à 6) dans un milieu de faible densité (inférieur à 1).
Ne pas homogénéiser une peinture peut conduire à des variations de teintes, à l’obtention d’un pouvoir couvrant insuffisant.

5°)    Pouvoir couvrant.

Conditionne l’opacité d’une peinture. Il est lié à l’indice de réfraction des pigments et à la différence d’indice entre les pigments et les liants.
On mesure la qualité du pouvoir couvrant, en appliquant la peinture sur des cartons contrastés noirs et blancs (appliquez une peinture sur un damier, si les contrastes ne réapparaissent pas, le pouvoir couvrant est jugé excellent).
Il se mesure quantitativement avec le crypto mètre de Pfund et s’exprime alors en m² au kg.

6°)    Extrait sec en poids.

Pourcentage en poids de matières non volatiles d’une peinture. C’est une mesure nécessaire au contrôle de fabrication et utile pour le calcul de prix de revient par l’utilisateur.

7°)    Extrait sec en volume.

Pourcentage en volume de matières non volatiles d’une peinture.
Il donne de manière plus exacte que l’extrait sec en poids la rentabilité et le garnissant d’un produit.

8°)    Aspect.

Mat - satiné – brillant :
§         Qualitativement : A l’œil par rapport au type :
§         Quantitativement : Mesure avec glossmètre photo volt.

9°)    Teinte.

La conformité d’une teinte se juge :
§         Soit à l’œil (coloriste) :
§         Soit par mesure colorimétrique (coordonnées tri chromatiques).

2°)   CARACTERISTIQUES D’APPLICATION.

1°)   Taux de dilution.
Taux de diluant nécessaire pour obtenir la viscosité d’application d’un produit.

2°)   Séchage.

a)      SECHAGE PAR OXYDATION.

Après évaporation des solvants, l’oxygène diffuse au travers du film et permet son durcissement. Il diffusera d’autant mieux que la couche de peinture sera plus mince.
Les couches épaisses sèchent mal et peuvent conduire à des défauts de surface, des rides, des craquelures, des cloques, etc…
On distingue plusieurs phases de séchage :

1°)   Prise de film.

Temps mis par la peinture appliquée pour passer de l’état liquide à l’état pâteux.
Un film pris ne coule plus.
La prise du film varie suivant la nature des composants (liants, solvants, siccatifs), et les conditions atmosphériques (froid, humidité, chaleur).

 2°)   Hors poussières.
Temps mis par le film pour ne plus retenir à sa surface les poussières suivant le mode de mesure - le sable, la sciure de bois, le coton hydrophile - .

3°)   Sec manipulable.
Temps mis par le film pour être manipulable avec précautions.

4°)   Sec dur.
Temps mis par le film pour être manipulable sans précautions. Le film commence à durcir en profondeur. Le durcissement est progressif et presque complet au bout de huit jours à un mois suivant la nature de la peinture, la température et l’humidité ambiantes, l’épaisseur du film déposé.

b)      ETUVAGE.
Le temps d’étuvage est essentiellement fonction du produit.
Une peinture avant étuvage doit être laissée à l’air ambiant quelques minutes pour permettre à la majorité des solvants de s ‘évaporer. Après étuvage et refroidissement, le film est parfaitement sec et dur.

1°)   Applicabilité.
Facilité d’application.

2°)   Epaisseur du film sec.
Les propriétés d’un film sont toujours fonction de son épaisseur. La comparaison ne peut être faite entre deux produits qu’à épaisseur égale.
Les épaisseurs se mesurent en microns avec des appareils tes que le micromètre, le micro test, l’elcomètre, etc…

3°)   Période de sur peinture.
Temps au bout duquel on peut appliquer une finition sur un apprêt ou retoucher une finition sans risquer de détrempe.
Les produits à séchage air par oxydation ont toujours une période critique de sur peinture, période pendant laquelle on risque des défauts d’aspects.

3°)   CARACTERISTIQUES MECANIQUES.

1°)   Dureté du film.
§         Qualitativement, à l’ongle :
§         Quantitativement, mesure de dureté pendulaire (pendule de Persoz).

2°)   Adhérence.

3°)   Résistance au choc.
Facilité de résister à une déformation brutale du support sans faire craquer le film, sans perte d’adhérence.

4°)   Résistance à l’embouti.
Embouti ericksen, faculté de résister à une déformation lente du support sans craquelures, sans perte d’adhérence.

5°)   Pliage.
Ne pas présenter de craquelures dans le sens du pliage du support.

6°)   Rayabilité.

4°)   RESISTANCE CHIMIQUE.

I         RESISTANCE AUX INTEMPERIES.
§         Atmosphères industrielles qui contiennent des gaz corrosifs :
§         Humidité :
§         Air salin :
§         Rayonnement des ultra - violets, solaire.

Il faut souvent attendre quelques années les tests d’exposition aux intempéries. Aussi a - t - on mis au point des appareils qui permettent des études accélérées qu’on effectue en parallèle, surtout pour dégrossir les problèmes posés :

§         Lampe ultra - violette :
§         Wheat her me ter :
§         Fadéomètre :
§         Xenotest…

Les problèmes suivants sont poses par les intempéries:

a.                    Mauvaise rétention de brillant.
Celui - ci s’estompe plus ou moins suivant la nature du produit (liant détruit, pigment détruit, farinage, etc…, phénomènes dont les effets s’additionnent).

b.                    Variations de teinte.
Dues essentiellement à la destruction des pigments par l’action de rayons ultra - violets, de l’humidité.
Le pigment subit une transformation chimique (oxydation ou réduction) ou physique (état cristallin différent, donc teinte différente).

c.                     Farinage.
Erosion du liant à la surface du film sous forme de poudre fine : Peut s’éliminer momentanément par simple frottement avec un chiffon sec.

d.                    Mordorage.
Traînées plus ou moins violacées (bronzage) observées en particulier dans les bleus foncés fabriqués notamment avec des bleus de Prusse. Le mordorage est aussi observé dans des peintures contenant des pigments organiques rouges.

e.                    Craquelures - fissures.
Film qui subit des tensions trop fortes dues :
1°)   A une épaisseur trop importante du film qui a empêché les solvants de partir en totalité et donc de sécher en profondeur.
2°)   A une siccativation mal équilibrée surface profondeur :
3°)   Au vieillissement d’une peinture oxydable (craquelures de vieilles peintures à l’huile).

f.                      Blistering.
Cloquage uniforme dû à l’humidité. L’humidité saturante est très active. Le blistering peut être accéléré par des agents étrangers.
Pigments organiques rouges.

g.                    Action des polish.
Ils dissolvent la partie supérieure du film plus ou moins oxydée, éliment la partie encrassée et farinée et permettent au film de retrouver son éclat d’origine.

II      PERFORMANCES PARTICULIERES.
Suivant leur destination, les peintures doivent posséder des résistances aux huiles de coupe, à la chaleur, aux jus de fruits, au carburants, aux ciments, aux engrais, etc…

© Tous droits réservés 2001 jc F