Les Solvants

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Caractéristiques et fabrications d’une peinture



LES ADJUVANTS DIVERS

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Aux principaux composants d’une peinture, liants, pigments, solvants, s’ajoutent en plus ou moins grande proportion une série d’adjuvants divers qui ont des fonctions et des propriétés bien déterminées même lorsqu’ils entrent en faible proportion dans la composition d’une peinture.

1°)   Les charges.

Les charges sont en général des poudres minérales, insolubles dans le vernis. Elles n’ont ni pouvoir couvrant, ni pouvoir colorant, leurs indice de réfraction étant voisin de celui des liants.

Leurs rôle est étendu. Si, parfois, le souci d’économie est invoqué, il s’agit le plus souvent d’impératifs techniques.

Les charges jouent un rôle important sur les caractéristiques rhéologiques d’une peinture, sur l’imperméabilité, la facilité de ponçage ou la résistance à l’abrasion. Les apprêts, les enduits en sont les exemples.

Les principales charges sont :
§         La baryte (sulfate de baryum) :
§         Le talc (silicate de magnésium) :
§         La craie (carbonate de chaux) :
§         Le koalin (silicate d’aluminium) :
§         L’amiante (silicate de magnésium et de calcium) :
§         Le mica (aluminosilicate) :
§         Pierre ponce, silice, etc…

2°)   Les siccatifs.

Ce sont des catalyseurs d’oxydation, ils sont utilisés pour accélérer le processus d’oxydation. Ce sont des sels d’acides organiques : Octoates, naphtenates…

Les principaux sont :

§         Sels de cobalt (c’est le plus énergique, action en surface) :
§         Sels de plomb (action en profondeur) :
§         Sels de manganèse (action en surface et profondeur) :
§         Sels de calcium (stabilisent les sels de plomb) :
§         Sels de zirconium et zinc (éléments régulateurs de siccativation).

Les siccatifs ne doivent être incorporés dans les peintures qu’en doses soigneusement calculées.
Des proportions trop faibles ou trop fortes de siccatif pertuberont gravement les propriétés du film.
On utilise toujours un mélange de plusieurs siccatifs dans une peinture.

3°)   Les anti - peaux.

Comme leur nom l’indique, ce sont des inhibiteurs d’oxydation.
Ils améliorent la conservation d’un produit en boîte.
Leur action est contraire aux siccatifs, mais étant des produits extrêmement volatifs, ils s’évaporent au début de séchage et ne gênent en rien l’action des siccatifs.
Du fait de cette volatilité, le stockage des produits finis doit toujours être fait dans des emballages étanches. Il ne doit rester qu’un minimum d’air dans une boîte de peinture. La formation de peaux dans des boîtes entamées s’explique par l’évaporation des anti - peaux et le renouvellement de l’air compris dans la boîte.

4°)   Les gommes.

Les gommes ne sont presque plus utilisées. Elles n’ont en effet pour la plupart que de faibles performances : Mauvaise rétention de brillant, résistance à l’extérieur faible. Elles sont dures et cassantes.
Elles ont cependant la propriété d’améliorer le brillant des peintures qui en contiennent.
Les gommes sont, avec les huiles, parmi les plus anciennes matière filmogènes connues. Certaines étaient même utilisées avant la découverte et l’utilisation des huiles qui remontent à la fin du Moyen Age.
Les gommes naturelles sont des produits de sécrétion végétale ou animale (colophane, gomme laque…), certaines étant fossiles (gomme copal, Kauri…).

Les gommes synthétiques groupent :

§         Les résines cétoniques :
§         Les résines de coumarone - indène :
§         Les résines terpène - phénoliques, etc…

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